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• Bois et liège
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→ Le bois
Le lambris est la forme la plus commune de l’utilisation du bois en tant que revêtement mural et de plafond. Consistant en un assemblage de lames rainurées, on peut en faire varier l’esthétique par la dimension des lames, le sens et le style de pose (horizontal, vertical, à joints rompus…), le choix de l’essence et le type de finition. Il peut être brut, lasuré, peint ou vernis (à l’aide bien sûr de produits bio). Il s’adapte à toutes les pièces de la maison et permet de dissimuler un mur présentant des petits défauts de surface. Il se pose en temps record, sur une ossature constituée de tasseaux qui laissent une lame d’air entre le lambris et le mur, permettant à ce dernier respirer. Il existe également des papiers très résistants en toile de riz, ou à base de cellulose qui permettent à moindre frais de recouvrir un mur présentant des défauts.
→ Le liège
Moins dense que lorsqu’il est destiné au sol, le liège mural est proposé en dalles peu épaisses à coller. On choisira bien évidement une colle écologique.
Le mobilier
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Le mobilier écologique peut être constitué de matériaux naturels, organiques ou issus du recyclage, et fabriqué en respectant au maximum l’environnement.
→ Le bois
Les qualités du bois d’un point de vue environnemental ne sont plus à démontrer. Pourtant, si l’on veut bénéficier d’un matériau véritablement écologique, certains pièges sont à éviter.
- Les panneaux de mélaminé (formica) : il s’agit de panneaux de fibres de bois agglomérés et recouverts d’une mince feuille de résine synthétique à base de mélamine thermocollée. Le mélamine est un dérivé de l’ammoniaque, gaz toxique. Leur exceptionnelle dureté et rigidité, leur résistance à la chaleur et aux produits chimiques expliquent le succès des résines mélamine. La demande croissante de matériaux écologiques et sains devrait expliquer leur disparition.
- Les panneaux tri-plis : ils sont constitués de trois couches de bois massif, le sens du fil de la couche du milieu étant perpendiculaire aux deux autres pour assurer une bonne stabilité dimensionnelle. Les trois couches sont assemblées par collage, et la valeur écologique du produit fini dépend largement du type de colle utilisé, qui est malheureusement la plupart du temps une colle à base d’urée-formol.
- Les contreplaqués : constitués de plusieurs feuilles de placage épaisses de 1 à 5 mm et collées selon le même principe que les panneaux tri-plis. Là encore l’utilisation de colles nocives ne permet pas de satisfaire aux critères correspondant à un matériau écologique.
- Les MDF et HDF : ce sont les panneaux les plus chargés en colles urée-formol. Ils sont donc à écarter, malgré leurs qualités techniques.
- Le bois massif : pour respecter entièrement la démarche écologique, le bois massif servant à la confection du mobilier devrait être éco-certifié et issu d’une exploitation locale. En Polynésie, nous n’en sommes malheureusement pas encore à disposer de cette option ! Le produit fini doit en outre être garanti sans formaldéhydes et sans composés organiques volatils. Il existe des colles à bois non chimiques (colle à la caséine, au latex naturel…) qui permettent de remplir ces conditions. Enfin, si vos meubles doivent être lasurés, vernis, cirés ou huilés, choisissez également des produits de finition écologiques et biodégradables.
→ Le bambou
Canapés, fauteuils, chaises, lits, buffets, tables, plans de travail … le bambou remplace avantageusement le teck dont l’utilisation est de plus en plus montrée du doigt en raison de la déforestation irraisonnée qu’il engendre. Le bambou s’inscrit dans la tendance actuelle d’un mobilier naturel, écologique et zen. Naturellement résistant à l’humidité, le bambou convient parfaitement à notre climat et s’entretient avec un simple chiffon humide. Le verni empêchera les taches de pénétrer. Lorsque ce dernier est altéré, il peut être remplacé par de l’essence de lin qui donnera une nouvelle fraîcheur à votre meuble. Utilisé dans sa forme tubulaire brute pour un côté très exotique, on pourra jouer sur différents diamètres pour multiplier les styles à l’infini. En lamellé-collé (avec des colles écologiques), et pourquoi pas avec une finition laquée, le bambou offre des formes et coloris acidulés ultra design !
→ Le rotin et la jacinthe d’eau
- le rotin : cette fibre offre une telle esthétique que l’on voit apparaître depuis peu une offre croissante de mobilier en rotin synthétique, il faut le dire, bien plus résistant aux assauts du climat. En effet, le rotin naturel nécessite une couche de verni contre le ternissement dû aux rayons UV et supporte mal l’humidité, pas plus que l’air trop sec qui le rigidifie et le rend cassant. Enfin, le diamètre des fibres étant constant, le rotin offre assez peu de possibilités au niveau du style. Il n’en demeure pas moins un matériau écologique et résistant.
- la jacinthe d’eau : son exploitation en matériau d’ameublement est une véritable chance pour l’écosystème et l’économie des sites où elle pousse. Sa croissance et sa multiplication est telle que la vie sous-marine est menacée ; elle forme un véritable tapis végétal à la surface, privant les organismes vivants de la lumière du soleil et empêchant la circulation des bateaux sur les fleuves. Elle contribue également à maintenir des emplois dans les pays de production. La jacinthe d’eau offre une fibre de grande qualité.
→ Les matériaux issus du recyclage
Il existe maintenant du mobilier en matières plastiques ou métal recyclé. Si ces matériaux ne sont pas écologiques en eux même, le fait de leur donner une seconde vie permet de différer la production de déchets. Dans ce sens, le choix de mobilier en matériaux non biodégradables issus du recyclage reste une démarche écologique.
→ Les matériaux de revêtement, les teintures
Les tissus de revêtement doivent également faire l’objet de toutes les attentions. Il existe malheureusement des tissus synthétiques chargés de traitements chimiques (anti-tache, infroissable…) et néfaste pour notre santé. Pourtant, les revêtements écologiques ne manquent pas : coton, laine, soie, lin, latex naturel… ces matières peuvent en outre être colorées par des teintures écologiques.
Les accessoires
• Les rideaux et stores
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→ Les rideaux
- le lin : sa pousse est rapide et ne nécessite pas d’engrais chimiques ou autres produits toxiques. En fin de vie, le tissu est entièrement biodégradable. A l’état brut, le lin présente une teinte écrue qui lui donne un aspect authentique et noble. Il peut cependant prendre toutes sortes de teintes pour s’intégrer à n’importe quel style de décoration, rustique ou moderne. Ce tissu apporte une ombre rafraîchissante grâce à ses fibres aérées. S’il se froisse facilement, il ne se déforme pas avec le temps et ne peluche pas, contrairement à certaines fibres synthétiques.
- le coton bio : le coton doit nécessairement revêtir un label pour être qualifié d’écologique. En effet, le coton non issu de la filière bio nécessite pour sa production un quart de l’ensemble des pesticides utilisés sur notre planète alors que la surface consacrée à sa culture ne représente que 3% des surfaces cultivées. De plus, il doit être blanchi au chlore ou autre produits chimiques extrêmement polluants. Autre point noir : pour sa teinture, des métaux lourds tels que le plomb ou le chrome sont communément employés. Enfin le coton se place en troisième place des cultures consommatrices d’eau d’irrigation. Le coton biologique ne nécessite pas d’engrais chimiques ni pesticides pour sa culture qui consomme aussi beaucoup moins d’eau. Sa teinture se fait sans ajout de métaux lourds. Le procédé de blanchiment n’utilise pas de chlore. Outre les atouts écologiques, le coton bio présente des risques d’allergie nettement moins élevés et offre une souplesse et une douceur bien supérieure au coton classique.
- le chanvre : contrairement au coton, il ne nécessite pas de label pour être qualifié d’écologique puisque sa culture ne nécessite aucun engrais, pesticide, fongicide ni insecticide. C’est également une plante qui se renouvelle très rapidement. Le chanvre est très absorbant et compte parmi les fibres naturelles les plus résistantes qui existent. Il est naturellement antibactérien et antifongique.
- la soie : fine et légère, elle est agréable au toucher. C’est une fibre textile d’origine animale, et plus particulièrement issu du cocon produit par le ver à soie. Le traitement consiste en un étouffage des cocons en étuve (70°) puis un trempage dans de l’eau bouillante. Naturellement saine, la soie n’en subit pas moins une transformation ou peuvent intervenir des polluants chimiques et métaux lourds. L’offre de soie bio existe mais reste encore bien trop rare.
→ Les stores intérieurs
Bambou, bois, paille, lin…les matériaux écologiques pour les stores ne manquent pas. Comme pour tous matériaux d’origine végétale, les procédés de transformation, de traitement et de coloration seront déterminants dans les qualités écologiques des produits finis.
• La vaisselle
Saladiers, plats, bols, assiettes, couverts… le bambou laqué aux teintes acidulées arrive en force sur le marché du design ! Sa solidité et sa légèreté, allié à une valeur écologique qui n’est plus à démontrer font de ce matériau une excellente alternative à la vaisselle classique. En version jetable, les couteaux et fourchettes en bois remplacent avec bonheur les matières plastiques. Pour les gobelets, la fécule de cellulose est également naturelle et biodégradable.
L’éclairage
• La lumière naturelle
Quoi de plus écologique que la lumière du soleil ? En éco habitat, la logique voudrait que l’on exploite autant que possible la lumière naturelle pour l’éclairage intérieur. Cependant, comme nous l’avons vu plus haut, notre climat polynésien impose de se protéger des rayons du soleil, en favorisant notamment l’ombrage apporté par la végétation et les occultations des surfaces vitrées. Le confort visuel est donc difficilement compatible avec le confort thermique. De plus, durant les longues journées pluvieuses de notre saison chaude, la luminosité ambiante est parfois insuffisante pour garantir un bon confort visuel. Certaines dispositions permettent malgré tout de gérer au mieux cette ressource gratuite :
- les occultations modulables : les occultations doivent protéger du rayonnement direct et réfléchi et non du rayonnement diffus. Lorsque qu’une surface vitrée n’est plus exposée aux rayons directs du soleil, son occultation (volet, store, rideau) doit pouvoir se dissimuler pour que la lumière diffuse puisse entrer. Certains stores peuvent être couplés à des capteurs qui permettent de moduler automatiquement l’occultation selon les variations de la luminosité extérieure dans la journée.
- les cloisons intérieures : pensez aux briques de verre ou au verre dépoli. Ces matériaux permettent de transmettre de la lumière vers une pièce moins exposée tout en conservant son intimité. Un autre moyen pour laisser circuler la lumière est de disposer de cloisons de hauteur limitée.
- le revêtement des surfaces intérieures : la lumière qui pénètre à l’intérieur de l’habitation ne doit pas être absorbée par les cloisons ou le sol. On privilégiera donc des revêtements de murs et de sols clairs (idéalement blanc) qui réfléchiront la lumière tout en agrandissant visuellement les volumes intérieurs.
- l’agencement des espaces : les postes nécessitant une bonne luminosité pourront être disposés sous une fenêtre : le plan de travail de votre cuisine, votre coin bureau, votre espace de lecture…
• La lumière artificielle
Complément indispensable de la lumière naturelle, il existe des sources d’éclairage basse consommation. Plus chères à l’achat, elles offrent par contre une durée de vie bien plus longue (au moins 10 fois) et leur utilisation ne requiert par contre que 20% de l’énergie nécessaire pour une ampoule classique,
→ Les LEDS
Les lampes à diodes électroluminescentes (ou LED pour light emitting diode) font leur révolution ! Les récent progrès réalisés dans la fabrication de ces ampoules leur ouvrent les portes de nos habitations. D’une durée de vie de 100.000 heures et plus, elles permettent également de grandes économies d’énergie, avec une consommation d’environ 1W/h. Les LEDS constituent une véritable révolution dans la technologie de l’éclairage. Une faible consommation, une source non polluante (absence de mercure, pas d’émission d’infrarouges ou d’ultraviolets), une forte luminosité et une direction du faisceau parfaitement contrôlable (contre la pollution lumineuse), une durée de vie élevée (pour une diminution des coûts de maintenance), des couleurs vives et saturées sans utilisation de filtre, une grande robustesse et résistance aux vibrations, un fonctionnement dans une plage de températures étendues et extrêmes, les LEDS omniprésents dans l’éclairage automobile et les feux de signalisation ont depuis une dizaine d’année pénétré un marché plus large (illumination et décoration intérieure, création d’ambiance). Aujourd’hui, cette technologie tend à s’imposer dans toutes les applications d’éclairage (commerces, éclairage extérieur, enseignes lumineuses, éclairage résidentiel…).
Propriétaire des sociétés LUMINEDS (spécialiste du design et de la fabrication de LEDs), Color Kinetics (spécialiste des appareillages d’éclairage à LED) et TIR Systèmes (spécialisé dans le module de LEDS), Philips se place comme l’acteur incontournable de cette technologie du présent et d’avenir. Les LEDS Philips sont distribuées en Polynésie par la Société Yune Tung, et sont en conformité avec la démarche de cette société dans la recherche de solutions écologiques à la pointe de la technologie. La société Yune Tung, c’est aussi la climatisation écologique par Mitsubishi Electric, à découvrir dans notre dossier CLIMATISATION.
→ Les halogènes Très Basse Tension (TBT)
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Leur éclairage se rapproche de la lumière naturelle. Elles offrent un rendement supérieur aux ampoules traditionnelles (à incandescence), pour une consommation bien moindre : une ampoule halogène de 35Wen basse tension (12V) fourni un éclairage équivalent à une ampoule classique de 100W. Il ne faut bien évidemment pas les confondre avec les ampoules halogènes classiques qui consomment 25 fois plus que les modèles TBT.
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