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Les types de finitions
Si le parquet est la plupart du temps vendu brut, la finition conditionnera l’entretien et l’esthétique finale. Vitrifié (verni), huilé, ciré ou brossé ? Le choix de finition implique deux paramètres principaux : l’entretien et la protection. Un petit point s’impose !
→ Le parquet huilé
Son principe réside en un film non gras qui pénètre le bois et enrobe les fibres en mettant en valeur le bois. D’un aspect mat ou satiné, il offre un aspect très contemporain. La dégradation se répare avec une nouvelle application.
Son entretien doit être régulier mais il reste simple : un dépoussiérage suivi d’un nettoyage avec un savon adapté. Attention à l’eau claire qui fait grisailler le bois, ce qui impliquerait un ponçage. Les taches se nettoient au savon noir naturel. L’eau de lavage doit être enlevée. Selon le bois, une nouvelle application est conseillée tous les trois à six mois. Après séchage, on procèdera à un lustrage.
→ Le parquet ciré
C’est un traitement naturel d’une grande qualité esthétique mais moins résistant que le vernis. En durcissant, la cire forme une couche protectrice qui comble parfaitement les pores du bois. Cette finition conserve l’aspect naturel du bois, pour un style très traditionnel. Les traces de chocs peuvent être réparés sans intervenir sur toute la surface du parquet.
L’entretien se fait par un nettoyage à sec ou par application d’une couche de cire après dépoussiérage. Comme pour le parquet huilé, l’eau fait grisailler le bois ce qui rendrait un ponçage nécessaire. En cas de tache, il est indiqué d’effectuer un ponçage local suivi de l’application d’une nouvelle couche de cire.
→ Le parquet vitrifié (ou vernis)
Consistant en un film mince, transparent et imperméable, d’aspect brillant (pour un style résolument moderne), satiné ou mat (pour un style plus contemporain) il offre une très bonne résistance. Moins esthétique que l’huile ou que la cire, cette finition reste cependant économique.
En cas de détérioration, il peut être rénové par ponçage sur l’ensemble de la surface. L’entretien reste très simple. Après dépoussiérage, il est nettoyé avec une serpillière légèrement humide. Une lotion spéciale peut en ralentir l’usure tout en lui redonnant son éclat.
→ Le parquet brossé
Pour les amateurs d’authenticité qui ne jurent que par les vieux parquets chargés d’histoire, la finition brossée consiste à creuser le bois en surface en enlevant les veines les plus tendres par un traitement adapté. Il souligne la veinure en lui donnant du relief. Le parquet peut ensuit être verni. Ce traitement améliore la résistance aux impacts.
Quelles essences pour quelle pièce ?
Comme pour le carrelage, le choix d’un parquet, avant les considérations esthétiques, se fait par rapport à ses qualités mécaniques. La fréquentation de la pièce à laquelle le parquet est destiné, son accessibilité par l’extérieur son exposition à l’humidité, … autant de paramètre à prendre en compte avant de se lancer !
→ La fréquentation des pièces
Un principe à retenir : plus le trafic est intensif, plus il y a d’usure. Pour les pièces très sollicitées un parquet épais s’impose. Dans les zones de faible passage, n’offrant pas d’accès direct depuis l’extérieur, on pourra opter pour un bois tendre ou mi-dur (classes A et B) d’une épaisseur de 2,5 à 3,2 mm. Dans les espaces plus fréquentés, toujours sans accès direct de l’extérieur, on choisira dans les mêmes classes de bois, des épaisseurs plus conséquentes (allant jusqu’à 7 mm). On écartera par contre les stratifiés, dont la couche d’usure est bien inférieure aux parquets en bois massif.
→ L’accès direct des pièces depuis l’extérieur
Les pièces offrant un accès direct depuis l’extérieur sont en plus exposées aux facteurs d’abrasion et de poinçonnement (cailloux sous les chaussures, talons…). Le choix d’une essence de bois dur reste ici essentiel et on se tournera vers les bois de classe C, toujours avec une épaisseur adaptée au trafic.
→ L’exposition à l’humidité
Pour les espaces exposées à l’humidité, comme les salles de bains et les cuisines, les parquets en bois massifs d’origine exotique (teck, merbau, doussié, ipé, bambou), sont par nature les plus adaptés, même si certains bois européens (frêne, hêtre, pin maritime, épicéa, peuplier), à condition de bénéficier d’un traitement spécifique, offrent une bonne résistance en milieu humide.
A savoir : parmi les bois importés, nous citerons tout particulièrement le bambou (classe B – bois mi-dur), le teck (classe B – bois mi-dur) et le merbau ou kohu (Classe C - bois dur) qui ont l’avantage de convenir à tous les espaces, y compris en milieu humide. |