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Styles et implantations
La piscine traditionnelle
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Traditionnelle par sa géométrie, ses proportions, ses dimensions, elle se distingue par sa sobriété qui lui donne un charme intemporel. A l’opposé de la piscine paysagée et sans prétendre ressembler à un bassin naturel, sa simplicité sera mise en valeur par un environnement où chaque détail comptera. Le choix des matériaux (margelle, plage, revêtement intérieur…), les jeux de niveaux (escaliers, murets en pierre…) lui ôteront de son coté trop classique pour lui donner une personnalité unique en participant à son intégration.
Sa forme, presque toujours rectangulaire jouera sur ses dimensions pour s’intégrer à son paysage. Les dimensions les plus classiques (4x8m) pourront s’étirer sur la longueur (4x9m voire 4x10) pour affirmer une vocation sportive ou pour prendre place près d’une maison tout en longueur. Car si par sa forme classique elle s’adapte à tous les styles de maison, ce sont ses dimensions qui conditionneront son intégration : un grand bassin (5x10m ou 5x11m) aura un effet écrasant sur une maison de petite taille, tandis qu’un petit bassin ressemblera à une pataugeoire au côté d’une maison imposante.
Vous pouvez également tirer profit d’un effet amplificateur ; dans un environnement fermé, bordé par exemple de petits murets en pierre ou d’une haie, votre piscine semblera plus grande que si elle était posée au beau milieu d’une vaste pelouse dégagée.
Côté jardin, sa géométrie s’accommodera avec bonheur d’un paysage aux formes rectilignes et anguleuses, beaucoup moins d’un jardin à l’anglaise où les formes courbes prédominent. Enfin, sa forme et ses dimensions classiques en font une piscine adaptée aux systèmes de construction standardisés les plus abordables
La piscine hors sol

Son implantation ne requiert pas de gros travaux aussi bien au niveau du terrassement que du montage. Elle convient donc parfaitement pour des endroits difficilement accessibles aux engins de chantiers ou pour des jardins déjà aménagés que l’on veut préserver du chao généré par un chantier de grande envergure.
Elle nécessite seulement un sol stable, compact, sans irrégularité, et surtout parfaitement horizontal. En cas de terrain en pente, il faudra de ce fait décaisser la partie haute plutôt que remblayer la partie basse, les remblaies étant sujets à un tassement compromettant l’horizontalité de l’assise du bassin. Posée sur un sol naturel, les petites irrégularités pourront être compensées par une couche de sable, ou une dalle de béton avec un revêtement imputrescible. Compte tenu de la simplicité et la rapidité de mise en œuvre, la piscine hors sol, rigide (en ou en bois) ou gonflable (toile en PVC armé), convient aux budgets serrés et aux impatients.
En l’état, l’intégration n’est pas son point fort : ici plus qu’ailleurs, c’est l’aménagement de se ses abords qui créera le lien avec son environnement : une piscine en madriers de bois entourée d’un Deck se prolongeant jusqu’à la terrasse de votre chalet, sur lequel prendront place chaises longues, tables basses parasols et bacs à fleurs formeront un ensemble cohérent et indissociable.
Côté traitement : son faible volume et sa position hors sol facilitent le réchauffement de l’eau qui favorise notamment la prolifération des virus, bactéries, levures et algues : elle demande donc un entretien plus attentif que les piscines enterrées (voir notre dossier « Traitement de l’eau »). Des produits adaptés aux piscines hors sol sont diffusés de façon permanente au moyen d’un petit dispositif flottant.
Pour les très petits volumes, on pourra se passer de filtration à condition que l’eau soit renouvelée régulièrement, ce qui ne dispense pas de la traiter. Pour de plus grands volumes, la filtration est effectuée par un filtre à cartouche, à sable ou à diatomées. L’aspiration de l’eau est assurée par un skimmer, flottant ou intégré dans la structure.
La piscine à débordement

C’est avant tout pour son esthétique indiscutable que l’on choisi une piscine à débordement, qui se montrera la meilleure complice des paysages panoramiques et des reliefs accidenté.
Le débordement est réalisé le plus fréquemment sur un côté (tourné vers la vue panoramique le cas échéant), mais peut se concevoir sur deux, trois côté, voire sur tout le tour de la piscine. Compte tenu de la parfaite horizontalité requise pour obtenir un débordement uniforme, la difficulté de réalisation s’accroît avec le nombre de côtés où se fera le débordement.
Son charme ne doit pas faire oublier non plus le côté très technique de son fonctionnement. La partie de l’eau située en surface se déverse par le débordement. Ce principe, loin de n’avoir qu’une fonction esthétique, tient en fait le rôle du skimmer : en se déversant dans le réservoir tampon situé à l’extérieur du débordement, l’eau de surface entraîne avec elle une grande partie des polluants qu’elle contient. L’eau ainsi déversée est récupérée en totalité pour être filtrée et redirigée vers le bassin. Pour pouvoir remplir parfaitement cette fonction, le débit généré doit être suffisamment important pour engendrer une épaisseur d’eau d’au moins 3mm au dessus du débordement. Le volume ainsi déversé est en outre sujet à variations. Il augment par exemple lors de l’entrée d’un baigneur dans le bassin et diminue lors de sa sortie. Lorsqu’il sort, le volume de débordement diminue pour, compenser le volume qu’occupait le baigneur dans le bassin et il y a risque que la pompe de filtration tourne à vide. Ces variations sont donc régulées par un réservoir indépendant. La taille de ce réservoir régulateur doit être proportionnelle à la taille du bassin, ou en tout cas, au nombre de personnes susceptibles d’utiliser le bassin en même temps, sachant que chaque baigneur peut en moyenne faire varier le débit du débordement de +/- 60 litres.
Concernant le traitement, il faut enfin noter qu’un déversement brutal permanent de l’eau dans le réservoir tampon (imposé par des contraintes esthétiques par exemple) peut entraîner son appauvrissement en gaz carbonique. Hors, ce gaz contribue à l’équilibre du pH et des bicarbonates. Un dispositif d’injection de gaz carbonique devra donc être prévu pour compenser ce phénomène.
La piscine paysagée

Vous avez dit… Intégration ? Ici, pas de place pour la géométrie, la nature seule dicte ses règles ! La piscine ne s’intègre plus : elle devient le paysage ! Faisant en principe appel à la technique de béton projeté (gunite), la seule à autoriser toutes les fantaisies dans les formes, les volumes mais aussi une implantation dans les endroits les plus inattendus, ces réalisations sont de véritables reconstitutions de paysages naturels avec tout ce qu’ils peuvent comporter de magique et de paradisiaque.
Les effets décoratifs ne manquent pas pour imiter une nature exotique ou sauvage : des rochers naturels ou reconstitués, posés ci et là, donnant une irrégularité « naturelle » aux contours du plan d’eau, une cascade qui surgit de nulle part, des escaliers en pierre, des plages immergées. On peut également compter sur différentes textures et couleurs de revêtements : un enduit mélangé à du sable fin, et voilà le lagon de Moorea dans votre jardin ! Mais bien sûr, comme pour tout ce qui concerne la décoration, il faut s’abstenir d’en faire trop !
La piscine biologique

Si son esprit et son esthétique la range plutôt dans la catégorie les piscines paysagées, quoiqu’elle puisse aussi prendre une apparence « design », son mode de fonctionnement très particulier, qui s’inscrit pleinement dans la logique du développement durable, en fait une piscine vraiment à part. On parlera plus justement de baignade, de bassin ou d’étang de baignade plutôt que d’une piscine qui évoque trop le traitement chimique de l’eau.
Baignade biologique, naturelle, écologique, plusieurs qualificatifs pour une même technique : un traitement naturel de l’eau, effectué en premier lieu par un filtre à sable, et relayé par des bactéries et plantes aquatiques situées en bordure de bassin, sur une zone de lagune faisant office de véritable local technique.
Les zones de baignade et de lagune doivent idéalement être de superficie identique. C’est cette proportion qui permettra d’assurer un traitement suffisant. Cette contrainte technique est cependant largement compensée par l’avantage esthétique que peut apporter la présence de ces plantes en donnant à l’ensemble un charme naturel. Afin de préserver les plantes des assauts des baigneurs, cette lagune doit être physiquement distincte de la zone de baignade. Ces deux zones sont le plus souvent délimitées par un muret immergé, dont la hauteur reste à une trentaine de centimètres en dessous de la surface, pour permettre la circulation de l’eau de la zone de baignade vers la zone de filtration. Cet ensemble est associé à un mouvement créé par des fontaines ou des cascades qui aère l’eau et en garantie l’oxygénation indispensable. Comme pour une piscine classique, le skimmer assure le nettoyage de surface.
Reposant sur le principe de création d’un écosystème assurant l’auto-régénération de l’eau, le bassin biologique est par définition un milieu vivant, qui dépend d’un équilibre permanent. Côté budget, elle n’est pas à la portée de tous et son entretient réclame une attention particulière, mais elle offre une eau de baignade dépourvue de produits chimiques (odorants et irritants pour la peau et les yeux), qui vous garantira une sensation de douceur et de bien être inégalable. Quant à la présence de moustiques, aucune crainte, l’eau étant en perpétuel mouvement ne peut leur servir de gîte.
Le Spas

Construit en béton, à la manière d’une piscine paysagée ou en préfabriqué, portable ou encastrable, intérieur ou extérieur, le spas (ou jacuzzi, du nom son créateur) s’apparente plus à une piscine miniature qu’à une baignoire de balnéo ; l’eau est conservée et non remplie et vidée à chaque usage, ce qui implique filtration et traitement.
Equipée d’un système d’injection d’eau sous pression et d’air pulsé, permettant une véritable séance de massage, sa vocation est sans conteste la relaxation nerveuse, articulaire et musculaire. Mais son design participe, comme pour la piscine, à l’esthétique et au caractère convivial de son environnement. Pour les sportifs, il existe même des spas de nage, qui sont équipés de jets dont l’orientation et la puissance permettent la nage à contre courant. Selon le style, la capacité, les possibilités offertes au niveau des programmes de massage, le nombre de buses et les options fournies, les prix s’étendent de 400.000 F.CFP à plus de 3.000.000 F.CFP.
→ L’implantation
Intérieur ou extérieur : le spa peut trouver sa place n’importe où, mais l’installation en extérieur requiert un modèle spécifique, qui devra résister aux variations climatiques et muni d’une protection adaptée de la partie électrique. Les modèles d’extérieur sont également dotés d’une couverture amovible qui maintient la température de l’eau, limite son évaporation et la préserve d’une certaine pollution.
Posé ou encastré : les modèles encastrables pourront s’intégrer dans le sol (d’une grande chambre ou d’une terrasse par exemple). Les modèles portables sont posés sur un sol aménagé pour pouvoir supporter leur poids en ordre de marche.
Les styles : les spas consistent le plus souvent en des éléments préfabriqués encastrables dans le sol. Mais ils peuvent revêtir l’apparence d’une véritable piscine paysagée miniature, en empruntant les techniques de réalisation en béton, avec par exemple un revêtement en carreaux de pâte de verre. Bordé de rochers naturels ou reconstitués, avec une petite plage en pente douce pour son accès, le spa prendra l’apparence d’un trou d’eau naturel. A la manière d’une piscine hors sol, les modèles portables pourront être entourés d’un deck ou d’un muret en pierre. Enfin, le spa peut également s’intégrer à une piscine.
→ Les options
Quelques options peuvent venir augmenter le confort et le côté convivial de votre jacuzzi. Les places peuvent être en position assise ou allongée, munies de repose-tête. Certains modèles disposent d’un éclairage intégré, d’un système audio (voire vidéo) étanche, de diffuseurs de senteurs (aromathérapie). Pour les plus conviviaux, un bar peut même s’intégrer sur le côté du spa.
→ La température de l’eau
Le réchauffement de l’eau est effectué par un dispositif électrique couplé à la pompe de filtration. Avec une température de l’eau située entre 35 et 39°C, l’utilisation du spa est fortement déconseillée aux très jeunes enfants, aux femmes enceintes, aux diabétiques et aux personnes souffrant d’insuffisance cardiaque, la chaleur augmentant le rythme du cœur.
→ Le traitement de l’eau
Avec une eau nettement plus chaude que celle d’une piscine, un faible volume et une déperdition de dioxyde de carbone due aux remous, les conditions idéales pour le développement de germes et bactéries sont réunies, ce qui fait de la désinfection une constante priorité. On préfèrera le brome au chlore car inodore, non irritant et d’une meilleure résistance à la chaleur. D’autres solutions existent : on retiendra notamment le procédé à l’oxygène actif, sans effet pour l’utilisateur, et à l’ozone dont l’efficacité suppose une filtration continue qui devra être compensée par un traitement complémentaire en cas d’interruption du fonctionnement.
→ La filtration
Elle s’effectue le plus communément par filtre à cartouche, choisi pour son volume peu encombrant. Si le temps de filtration varie selon la fréquentation, il doit être au minimum de 8 heures par jour. Certains modèles sont conçus pour filtrer en continu. Le volume total du bassin est entièrement recyclée en 10 minutes.
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