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Les matériaux pour la piscine
→ La mosaïque en pâte de verre
Ce revêtement nécessite un support étanche et n’est indiqué que pour les réalisations en béton.
Beaucoup plus onéreux que les revêtements en PVC, montrant une excellent résistance aux agents chimiques et à l’épreuve du temps, la pâte de verre permet un choix très étendu tant au niveau des couleurs que de l’aspect (unis, transparents, flammés, avec une surface plane ou bombée). L’utilisation de carreaux taillés permettra en outre la réalisation de motifs les plus fins. De quoi exprimer librement toute votre créativité.
A savoir ! Si votre budget est limité, sachez que la pâte de verre supporte bien le mélange avec des revêtements moins onéreux. Vous pourrez ainsi réaliser une frise en mosaïque sur la partie haute des parois, et utiliser un enduit lisse en dessous de la ligne d’eau.
La pâte de verre se présente en tesselles de 2 x 2 cm et d’une épaisseur de 3 mm, disposées en plaques de 30 x 30 cm, et déclinées en deux systèmes de pause :
- Les carreaux collés à l’endroit sur un filet destiné à être scellé avec de la colle à mortier. Le joint est ensuit réalisé avec soin. La pose est relativement simple, mais en cas de décollement par remontée d’eau, celui-ci se fera par plaques entières et non quelques carreaux.
- Les carreaux collés à l’envers, sur une feuille adhésive transparente. Ces plaques sont appliquées et ajustées une à une sur les parois enduites de colle à mortier et incrustées à l’aide d’une taloche en bois. Après séchage (24h), l’adhésif est retiré. Reste là aussi à effectuer les joints. Ici, chaque carreau est en contact direct avec la colle et non solidaire l’un de l’autre : l’adhérence est meilleure et en cas de décollement, seuls quelques carreaux seront concernés.
Leur principal inconvénient reste la fragilité des joints. Dans un milieu trop acide ou sous l’effet d’un nettoyage trop agressif, ils se détériorent et servent de gîte pour les algues. Les carreaux pourront finir par s’enlever, signe que les joints doivent être refaits.
→ Les enduits lissés
Ici encore, ce revêtement ne concerne que les bassins en béton. Il s’agit d’un mélange de ciment blanc, de marbre pulvérisé et d’aditif d’hydrofuge (qui renforcera l’étanchéité). Appliqué en une couche d’environ 2 cm d’épaisseur épousant les formes de la piscine et devant former une surface parfaitement lisse, sa mise en œuvre nécessite la main d’œuvre d’une équipe qualifiée, ce qui en fait une solution plus onéreuse que le revêtement en liner. Une fois lissé, la surface de l’enduit est adoucie par un brossage qui lui donnera en outre un aspect brillant. Existant en blanc, dans des nuances de gris ou couleur sable, les enduits lissés peuvent également être teinté dans la masse. La teinte voulue est alors intégrée lors du mélange. L’entretien se fait de préférence à l’aide d’un robot qui évitera la formation d’algues. En rénovation, l’enduit pourra servir de support à un carrelage pourvu que l’étanchéité ait été conservée.
→ Les liners

Le liner en polychlorure de vinyle (PVC) est un revêtement réalisé sur mesure. Il se pose sur un tapis en feutre disposé sur le fon du bassin. Il adhère mécaniquement aux parois du bassin après aspiration de l’air emprisonné. La mise en eau viendra conforter cette adhérence.
Les coloris sont disponibles en différentes tonalités de bleu, beige ou gris. On peut également jouer l’originalité en adoptant un revêtement blanc ou noir. Si cette dernière teinte peut apporter un charme définitivement contemporain, elle n’est cependant pas toujours bien accueillie, notamment par les jeunes enfants pour qui, se baigner dans une eau très sombre peut être source d’angoisse. Les tons beiges ou gris donneront un aspect plus naturel en évoquant la pierre. Enfin, un récent procédé de mise en œuvre de liner soudé sur place autorise même des motifs en mosaïque.
Pour choisir votre couleur, pensez encore à l’intégration par rapport aux margelles et aux abords de votre bassin. Sachez enfin que l’eau peut éclaircir ou légèrement modifier la teinte de votre liner. Les traitements chocs de l’eau pourront progressivement éclaircir la teinte d’origine, et les galets de chlore jetés directement dans le fond pourront former des tâches par décoloration du liner.
→ Les membranes armées
Rentrant dans la catégorie des liners, les membranes armées offrent une résistance à l’usure double et une meilleure tenue face à l’agression des traitements chocs, ce qui en fait un revêtement adapté aux réalisations destinées à une fréquentation intensive.
Sa pose diffère du simple liner : constitué d’une armature en polyester pris entre deux membranes en polychlorure de vinyle, ce type de revêtement n’est pas préfabriqué ; les soudures sont effectuée sur le lieu de pose.
Autorisant des formes plus complexes, se posant sur tout type de support, les membranes armées constituent un revêtement de choix en rénovation de bassins.
→ Les résines polyester stratifiées
Cette technique consiste en l’application de couches alternées de résine polyester et de fibre de verre sur le béton brut de votre bassin. Le séchage donnera une coque semi-rigide dont l’étanchéité sera assurée par une finition basée sur l’application de deux couches de gel coat. Le grand avantage de ce procédé est l’absence de restriction en ce qui concerne la forme du bassin, au même titre que la technique du béton projeté.
D’une durée de vie de 10 ans, cette étape de finition devra être renouvelée. Une décoloration au niveau de la ligne d’eau ainsi que la formation de cloques pourront progressivement survenir après les traitements chocs répétés de l’eau.
→ Les peintures
Bien que la peinture de piscine soit le revêtement le moins onéreux et le plus facile à mettre en œuvre, elle est relativement peu utilisée car elle nécessite un gros entretien et doit être refaite fréquemment.
Les peintures se classent en deux grandes familles : les peintures « ciment » et les peintures « plastiques » :
- Les peintures « ciment » peuvent être intéressantes pour vérifier la parfaite étanchéité de l’enduit hydrofuge des bassins en béton avant la pose d’un carrelage bien plus onéreux. En cas de défaut dans l’étanchéité, celui-ci pourra être corrigé avant la pose définitive du carrelage. Ces peintures nécessitent la pose préalable d’un enduit hydrofuge.
- Les peintures « plastique » sont à base de caoutchouc ou de résine synthétique (acrylique, époxy ou polyuréthane) qui leur confère une élasticité et une fonction imperméabilisante. Ici, le support ne doit pas avoir été traité ou contenir de produit hydrofuge. Sur une coque polyester, le gel coat doit être éliminé par ponçage avant son application en double couche. Autant que possible, l’application de la peinture ne doit pas se faire par temps humide ou sous forte chaleur. La mise en eau de la piscine pourra être effectuée après polymérisation (plus ou moins une semaine suivant les produits).
Les plages et terrasses
En matière de piscine, la plage désigne les abords immédiats du bassin destinés à circuler ou s’allonger. Elle peut s’étirer sur la largeur pour se transformer en terrasse sur laquelle pourront s’organiser repas, séances de bronzage sur transats, ou toute activité ludique. Elle pourra être agrémentée de plantes, de spots ou projecteurs (pour l’ambiance nocturne).. Pour remplir pleinement son rôle, la terrasse de piscine devra être implantée de manière à profiter d’un ensoleillement maximum (quitte à y installer des parasols, une tonnelle ou un fare pote pour offrir une zone ombragée). La vue sur la maison, le jardin et le panorama devront être préservés autant que possible.
Les matériaux employés dans la construction des plages et terrasses de piscines participent grandement au style, au caractère et à l’esthétique de votre piscine. On y emploie communément le bois, la pierre naturelle ou de synthèse et le béton.
→ Le bois
Incontestablement l’un des matériaux les plus rencontrés pour les plages de piscines il s’adapte au style moderne ou traditionnel. Même mouillé, il présente l’avantage de ne pas être glissant, contrairement au carrelage par exemple. Un atout incontestable en matière de sécurité.
Soumis aux intempéries et à un environnement humide, seuls les bois de classe 4, adaptés au milieu humide permanent, sont ici envisageables, associés à un traitement approprié. Le pin, à condition d’être traité en autoclave, représente la solution la moins onéreuse. Côté esthétique, le cèdre rouge (un peut tendre malgré tout), ou des bois exotiques tels que le célèbre teck, l’ipé du Brésil (très dur et très foncé), l’iroko, le doussié, ou encore le moabit naturellement imputrescibles sont parfaitement adaptés à cette environnement. Pour des considérations écologiques, on préfèrera bien sûr l’emploi de bois exploités localement.
→ La pierre

Incontournable lorsqu’il s’agit de donner à votre piscine un style « bassin traditionnel » évoquant ceux que l’on trouvait dans nos villages, la pierre prend naturellement place autour de votre piscine, en margelle, en plage et en terrasse. Naturelle ou reconstituée, elle se décline en de nombreux aspects et couleurs, qui assurera un parfait accord avec le caractère de votre maison. Pensez sécurité et confort ; portez de préférence votre choix sur une surface antidérapante et d’entretien facile.
Faite de pierre broyée liée avec un ciment blanc en adjonction de colorants, la pierre reconstituée peut ensuite être moulée sur de la pierre naturelle qui lui laissera l’emprunte de sa surface irrégulière, pour un aspect plus authentique. Elle peut être avantageuse sous bien des aspects ; disposant d’un excellent rapport prix/prestations, faisant preuve d’une bonne résistance, elles ont également l’avantage de ne pas absorber la chaleur… un énorme atout sous notre soleil polynésien.
→ Le béton imprimé
Il offre l’esthétique des matériaux traditionnels en y associant les tous les avantages du béton (Prix, très bonne résistance à l’usure, bonne tenue à aux fortes chaleurs, facilité de mise en œuvre).
Le principe est simple : le béton est coloré dans la masse et l’aspect de la surface (taille du motif et relief) est donné par l’emprunte d’un moule. Imitant le pavé, la pierre, le bois… les possibilités sont étendues. En utilisant plusieurs formes d’empruntes, les différentes surfaces (zone de passage, plage, terrasse…) peuvent s’affirmer.
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