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Les aspects techniques
L’eau

→ Les facteurs polluants
Les facteurs de pollution sont classés en deux catégories :
• Les déchets organiques
- provenant des baigneurs (crèmes solaires, prod. cosmétiques, cheveux, poils, sueur)
- naturels (feuilles, herbe, pollens, insectes, terre)
• Les micro-organismes
- provenant des baigneurs (bactéries, virus, champignons)
- provenant de l’eau elle-même (algues, mousse, champignons)
Les déchets organiques nourrissent les microorganismes qui sont ensuite transportés par les baigneurs.
→ Le traitement
Le traitement chimique concerne tous les types de piscines à l’exception des bassins naturels dont le traitement particulier est assuré par les plantes. Il repose sur le contrôle de trois paramètres, à l’aide d’une trousse de contrôle colorimétrique :
- Le pH (pour potentiel Hydrogène) mesure l’acidité ou la basicité de l’eau, sur une échelle allant de 0 à 14, avec un point neutre à 7,0 qui correspond à l’eau pure. Pour une piscine, cette mesure doit être idéalement située entre 7,2 et 7,6 pour assurer le meilleurs compromis entre l’efficacité des produits de traitement tels que le chlore, les floculants d’une part, et la préservation de la peau d’autre part. L’équilibre du pH est cependant très précaire car il dépend de l’alcalinité et la dureté de l’eau.
- le TAC (pour Titre Alcalimétrie Complet) mesure l’alcalinité de l’eau, c'est-à-dire sa teneur en carbonates et bicarbonates, qui constitue un véritable « matelas » permettant d’absorber les variations du pH. Sa valeur acceptable se situe entre 10 et 30°f. Il existe des produits permettant d’élever le niveau d’alcalinité en maintenant celui du pH. Dans le même temps, il est essentiel de préserver le gaz carbonique présent dans l’eau car il est joue un rôle dans la conservation du bicarbonate de calcium qui en son absence se transforme en tartre. Une déperdition de gaz carbonique s’opère lorsque celle-ci est agitée (lors de la baignade, chute d’une cascade, jets des appareils de nage à contre-courant, balnéo, systèmes de débordement…)
- le th (pour Titre Hydrotimétrique) mesure la dureté de l’eau, c'est-à-dire sa teneur en sels de calcium et en magnésium. Pour éviter l’entartrage, sa valeur doit se située entre 10 et 20°f. En dessous de cet intervalle, il y a risque de corrosion et au dessus de 25°f, il y a risque d’entartrage, conduisant à un dépôt sur les parois de la piscine.
→ La filtration mécanique
La filtration s’effectue plutôt la journée, où les risques de pollution sont les plus importants. On la prolongera la nuit lorsque l’équilibre de l’eau n’est plus assuré et nécessite un traitement particulier. Le temps de filtration augmente avec la température de l’eau. Le système de filtration est composé de quatre dispositifs complémentaires et indissociables :
- Le skimmer : chargés de récupérer, par aspiration, tous les éléments polluants se trouvant en surface, en principe, un skimmer suffit pour un bassin de moins de 50 m2, au-delà deux sont nécessaires. Le choix de l’implantation est important pour optimiser son action.
- La pompe : elle aspire l’eau pour l’entraîner vers le filtre. Afin d’assurer une protection des éléments électriques contre la pluie et l’humidité, elle doit être placée dans un local technique.
- Le filtre : il existe 3 types de filtres :
> à sable : de loin le plus courant sa popularité tient à son coût abordable, même s’il est aussi le moins efficace. Sa finesse de filtration est de 30 à 40 microns, mais peut cependant être améliorée par l’ajout de floculants dans le skimmer (10 à 15 microns). L’entretien s’effectue par simple inversion du sens d’arrivée d’eau.
> à cartouche : il est composé de plusieurs éléments plissés. Il est efficace pour retenir des éléments de 15 microns et plus. Son entretien s’effectue en retirant le filtre et en enlevant les saletés au jet d’eau ;
> A diatomées : il s’agit d’une poudre présentant un très grand pouvoir filtrant. Son efficacité incomparable assure une finesse de filtration de 1 à 3 microns. L’entretien se fait en procédant de la même manière que le filtre à sable.
- Les jets de refoulement : ils renvoient l’eau filtrée dans le bassin et créent un courant qui pousse les polluants vers les skimmers qui se situent en principe en face.
→ L’entretien
La filtration et le traitement doivent être complétés par un filtrage manuel et l’entretien régulier des différents dispositifs mécaniques.
- l’entretien des filtres : il doit être effectué très régulièrement. (pour leur entretien, voir plus haut « La filtration mécanique » ;
- le nettoyage des parois : il est conseillé d’effectuer de manière hebdomadaire, le nettoyage des parois à l’aide d’une brosse, pour éviter la fixation des algues et donc diminuer le recours aux traitements chocs.
- le nettoyage de la ligne d’eau : les matières grasses (huiles solaires…) se trouvant en surface, une partie se dépose sur les parois au niveau de la ligne d’eau. La poussière et les saletés en suspension dans l’eau finissent par s’y coller. Pour enlever cette bande de saleté, il existe des produits dégraissants qui peuvent être appliqués avec un chiffon.
- La récupération des déchets à l’aide de l’épuisette : munie d’un manche télescopique, elle permet de récupérer les feuilles et les insectes flottant à la surface, ou se trouvant dans le fond du bassin. Cette opération soulage la filtration mécanique (skimmer et filtre) et augmente sa durée de vie.
- le contrôle les skimmers et paniers de réception : ils sont en première ligne pour la récupération des divers polluants de surface et toutes les saletés retenues dans leurs paniers doivent être vidés régulièrement, d’autant plus souvent que votre piscine est entourée d’arbres. Le niveau d’eau de la piscine doit en outre permettre une semi immersion du skimmer pour qu’il puisse remplir sa fonction.
L’emploi d’un robot : celui-ci peut soulager les tâches manuelles d’entretien. Il nettoie le fond (et les parois pour certains modèles) de la piscine par aspiration des impuretés.
La vidange du bassin : la bonde de fond sert à vidanger le bassin pour un nettoyage de grande ampleur, pour effectuer des travaux ou pour une absence de longue durée. A titre préventif, une douche et un pédiluve peuvent diminuer l’apport de pollution dans le bassin :
- la douche : elle permet d’éliminer la sueur, une bonne partie des crèmes solaires, la terre et les herbes collées aux pieds ;
- le pédiluve : il s’agit d’un bac rempli de quelques cm d’eau courante chlorée situé sur le passage des baigneurs avant l’accès au bassin. Il permet de se débarrasser de tout ce qui a pu se coller aux pieds en marchant dans le jardin (herbe, terre etc…).
L’éclairage

Si, le soir venu, vous souhaitez prolonger vos moments de détente autour et dans la piscine, un éclairage judicieux du bassin et des abords vous assurera une sécurité appréciable ainsi qu’une ambiance conviviale en lui donnant un tout autre aspect.
→ L’éclairage du bassin
On rencontre principalement deux systèmes d’éclairage :
- Les projecteurs subaquatiques, incandescents, halogènes ou à LED (diodes électroluminescentes).
Les projecteurs incandescents sont les plus courants. D’un diamètre de 20 à 30 cm, ils sont munis d’une ampoule de 300 watts qui assure un éclairage sur une dizaine de mètre avec un champ de 90°. On peut y fixer une lentille de couleur pour changer l’aspect de l’eau. Les projecteurs halogènes, d’un diamètre de 10 cm offrent une meilleure luminosité avec une consommation contenue (de 75 à 150 watts). Ils éclairent également, sur une dizaine de mètres, mais dans un champ réduit à 30°. Compte tenu de leur faible diamètre, on les retrouve dans les marches d’escaliers, dans les angles. Là encore, des lentilles permettent de jouer sur les couleurs. Enfin, les projecteurs à LED ne consomment que quelques watts tout en offrant une grande luminosité. Ils ont une durée de vie de plus de dix ans. Ils nécessitent un adaptateur pour être fixé sur une paroi. Ils peuvent enfin être couplés à un dispositif électronique, qui permet de faire varier la couleur et l’intensité de la lumière.
- La fibre optique : Sa souplesse permet de l’installer autour de la piscine, le long des bords extérieurs ou sous les margelles, pour mettre en valeur le bassin, ou à une cascade, une fontaine pour des jeux de lumière du plus bel effet. On en distingue deux sortes : la première diffuse de la lumière sur toute sa longueur, pour une utilisation hors de l’eau, tandis que l’autre s’éclaire au bout de la fibre et peut être utilisée dans l’eau.
→ L’éclairage des abords
Purement esthétique, l’éclairage des abords de votre piscine n’a pas pour but de recréer l’ambiance diurne mais privilégie plutôt l’éclairage indirect et les jeux d’ombres pour mettre en valeur un élément du paysage (un arbre, une cascade, une fontaine, des rochers, un mur en pierre, la terrasse où s’organise le dîner…) Orientés vers l’extérieur de « la scène » ou vers le haut, la lumière des projecteurs sera renvoyée par une haie d’arbustes, le feuillage d’un arbre ou par un mur, avec un effet tamisé, préservant de l’éblouissement.
La sécurité
→ Les barrières de protection : obligatoire en métropole, ce dispositif reste l’exception en Polynésie. Pour répondre aux normes, elles doivent être suffisamment hautes pour ne pas être franchies par des enfants de moins de cinq ans. La porte d’accès doit être munie d’un système de fermeture qui leur soit inaccessible.
→ Les systèmes d’alarme : Ils se déclenchent lorsque quelqu’un tombe à l’eau. Etant donné qu’il peut falloir très peu de temps à un enfant pour se noyer, ce dispositif ne doit pas dispenser de la présence d’un adulte.
→ Les couvertures de sécurité : pour être efficace il ne doit pas permettre son actionnement par un enfant.
→ Les revêtements de sol : évitez les revêtements de sol glissants, spécialement pour la plage de la piscine, qui reste souvent mouillée par les plongeons et la circulation des baigneurs qui sortent de l’eau.
→ Les règles de prudence, dictées par le bon sens :
- Les jeunes enfants ne doivent pas être laissés sans surveillance. Cette surveillance ne doit pas être confiée à un enfant, qui ne saura pas nécessairement détecter les dangers ou les comportements à risque des jeunes baigneurs ;
- Les plus jeunes doivent être équipés d’une bouée, même sous surveillance ;
-Les plongeons aux endroits peu profonds sont à proscrire (risques de fracture au niveau des cervicales ;
- Les courses autour du bassin sont source de chutes (sur la plage, ou pire, sur les bords des margelles.
- Les temps de digestion doivent être respectés.
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