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La terrasse dans nos îles

Constituant le prolongement de votre intérieur, votre terrasse devra affirmer son espace tout en assurant un minimum d’harmonie, surtout si elle se situe dans la continuité visuelle des baies vitrées. Son style devra en outre s’intégrer au jardin dont elle représente l’espace intermédiaire avec votre maison.

Les matériaux de sol pour la terrasse

 

Le style de votre terrasse dépendra principalement du matériau que vous aurez choisi pour le sol. Bois, pierre naturelle ou reconstituée, béton, carrelage…

→ Le bois

Son aspect convivial et son toucher agréable en font un matériau de choix pour la terrasse.

Peu glissant sous la pluie, le bois n’est pas non plus brûlant au soleil. Sa pose sur lambourdes garanti un bon écoulement des eaux de pluies. Autant d’atouts sous notre climat.

Rapide à poser, il s’adapte aux terrains en pente et peut même, en rénovation, recouvrir un matériau existant et se démonter en cas de besoin. Sachez que d’une manière générale, les réalisations exposées aux intempéries et au soleil nécessitent au moins un bois de catégorie 3. Les lasures permettront de protéger le bois tout en faisant ressortir ses veines.

Le coût élevé de certaines essences est largement justifié par leur durée de vie. Les essences exotiques, qui restent les mieux adaptées pour l’extérieur, sont imputrescibles et offrent une résistance qui leur permet une longévité de 50 ans et plus. L’incontournable teck fait preuve d’une extrême résistance à l’eau, grâce aux huiles naturelles qu’il contient, ce qui en fait le bois idéal pour les terrasses exposées aux assauts climatiques. Le bois rectifié est une alternative à l’utilisation des bois exotiques. La rectification vise à donner plus de résistance et de stabilité au bois, en le chauffant à une température qui modifie sa structure moléculaire. La résistance ainsi obtenue lui offre une durabilité comparable à celle des bois exotiques de classe 1, pour un coût bien inférieur. Outre l’intérêt économique, le bois rectifié représente un enjeu écologique. Le procédé est neutre pour l’environnement (pas d’utilisation ni de production de matières toxiques) et il peut être réalisé avec des essences exploitées localement.

Solution moins coûteuse, les caillebotis en pin offrent par contre une durée de vie limitée et sont sujets à déformation.

Les dalles en dimensions courantes de 50 X 50 cm sont assemblées par emboîtement sur un géotextile qui les isole du sol qui doit être plan et stable.

Le bois composite sera apprécié dans nos îles pour son imputrescibilité et sa résiste aux termites, aux champignons et à l’usure. Composé pour deux tiers de sciures de bois issus du recyclage et d’un liant en résine polymère, il peut prendre diverses formes et coloris.

Enfin, il offre une excellente stabilité dimensionnelle, permettant un assemblage précis.

→ La pierre naturelle

Authentique et indémodable, la pierre naturelle offre une élégance et une durabilité qui feront oublier son prix. Elle s’adapte à toutes les configurations et peut présenter une surface rugueuse ou lisse, selon l’endroit auquel on la destine. Sa froideur est un atout sous notre climat. Côté entretien, un traitement anti-mousse la mettra à l’abri du verdissement (caractéristique de l’exposition à la végétation) et du noircissement dû à la pollution.

Enfin, le procédé de fabrication de la pierre naturelle (extraction, découpe, polissage) ne requiert que peu d’énergie et ne génère qu’un faible impact sur l’environnement.

→ La pierre reconstituée

Si votre budget est restreint, la pierre reconstituée reste une alternative économique à la pierre naturelle. Dérivé de béton constitué d’un mélange de calcaire broyé, de ciment blanc et de chaux, elle présente l’aspect de la pierre naturelle mais aussi ses caractéristiques techniques, notamment au niveau de sa résistance à l’humidité et sa durabilité. Elle est proposée en dalles prêtes à poser, avec une surface brute ou polie, et dans de nombreuses teintes. Sa fabrication par coulage dans un moule permet l’imitation de nombreux matériaux : ardoise, granit, marbre, terre cuite… mais son imitation la plus inattendue reste le bois, dont elle peut reprendre l’aspect en laissant de côté les contraintes d’entretien et les risques de déformation.

→ Le béton

La résistance dont fait preuve ce matériau, sa facilité d’entretien et son coût abordable ont amené à étendre son usage de la construction à l’aménagement et la décoration. Si l’on peut se contenter d’une simple chape que l’on agrémentera d’une peinture spécifique pour sol, sa mise en œuvre peut aller bien au-delà.

Les bétons décoratifs vont plus loin dans la recherche de l’esthétique en offrant une grande diversité d’aspects, de formes et de teintes pour un style sur mesure, permettant de structurer aisément les différents espaces :

– le béton imprimé : il s’obtient par application et talochage de matrices reprenant la forme de pavés ou de dalles, sur du béton frais et teinté. On applique en finition un traitement d’imperméabilisation et de fixation des couleurs.

– le béton désactivé : un désactivant est ici pulvérisé, retardant la prise du béton frais en surface. La surface est ensuite lavée à l’eau sous forte pression, laissant apparaître les granulats. L’aspect final dépend du calibre et de la couleur de ces granulats, de la teinte du béton, de la forme de la matrice et la profondeur à laquelle le désactivant agit.

– le béton balayé : des stries parallèles sont marquées dans le béton par balayage mécanique ou manuel s’effectuant en début de prise. L’esthétique mais aussi l’adhérence s’en trouvent améliorées.

– Le béton coloré : grâce à l’ajout de colorants (pigments de synthèse, oxydes métalliques…) dans un mélange de ciment gris et de sable fin, le béton coloré dans la masse peut prendre toutes les teintes.

→ Les carrelages

Parmi les carrelages, le gré offre une très grande dureté et une excellente résistance aux facteurs climatiques. En finition, il se décline en grès émaillé, grès étiré, grès brut, grès cérame, grès cérame pleine masse, grès cérame rectifié, grès cérame lappato.

Le grès cérame se fait à base d’argile, de quartz et de feldspath, cuit à 1.200°C. Ses
nuances de couleurs proviennent de la nature de la terre, des colorants ajoutés mais aussi de la technique de fabrication. Il imite aussi des matériaux naturels tels que la pierre, le marbre, le bois, le métal, le tissu et le cuir.

Imperméable, il est aussi extrêmement solide et résistant à l’usure et aux taches. La pose est facilitée par un poids relativement faible, avec une épaisseur de seulement 12mm. En revanche, on pourra lui reprocher d’être glissant lorsqu’il est mouillé et lorsqu’il offre une surface antidérapante, son entretien devient plus difficile. Enfin, contrairement aux dallages, le carrelage nécessite un support dur, plan et sain.

Les garde-corps

Le garde-corps est avant tout un dispositif de sécurité qui doit obéir à des normes au niveau de ses caractéristiques techniques. Mais si sa présence s’impose lorsque votre terrasse ou votre balcon est située en hauteur (en étage, en RDC d’une construction sur pilotis…), il peut également constituer un élément décoratif participant grandement à l’esthétique de votre extérieur.

→ Les normes de sécurité

La norme NF P01-012 dicte les règles concernant les garde-corps situés à l’extérieur des bâtiments. Elle définit notamment leur hauteur, qui doit être au minimum de 1m. Si son épaisseur dépasse 50cm, cette hauteur peut être ramenée à 0,80 m. Autre directive : si le garde-corps ne présente pas de surface pleine dans sa hauteur, l’écartement des éléments verticaux ne peut être supérieur à 11 cm. Les éléments horizontaux, quant à eux, ne pourront présenter un écartement supérieur à 11 cm, pour ceux situés jusqu’à 45 cm du sol et 18 cm pour ceux situés au dessus. Enfin, le garde-corps ne doit pas présenter de surface horizontale pouvant servir de marchepied en dessous d’une hauteur de 45 cm. Ces dispositions visent à protéger plus particulièrement les enfants.

→ Des garde-corps pour tous les styles

Pour réaliser un compromis entre les normes de sécurité et l’esthétique, les gardes corps ne manquent pas d’ingéniosité et s’adaptent à tous les styles. Il en existe deux catégories : les garde-corps minces et les maçonnés.
– Les garde-corps minces : rentrent dans cette catégorie les garde-corps en structure bois, aluminium ou acier qui sont d’une épaisseur inférieure à 20cm.

La main courante peut être cylindrique, semi cylindrique, carrée, rectangulaire. Elle se situe dans le prolongement des éléments verticaux ou décalée vers l’intérieur ou l’extérieur. En bois, en inox, en alu… le choix du matériau pour la main courante dépendra beaucoup de celui utilisé pour les éléments verticaux du garde corps.

Les poteaux, cylindriques, tournés ou carrés, en métal ou en bois, sont fixés contre l’épaisseur de la dalle (à l’anglaise) ou sur le plat (à la française), sur platine ou encastré dans un sabot.

Le remplissage : tubes fins, câbles inox, panneaux en verre feuilleté permettent de satisfaire aux impératifs de sécurité tout en préservant la vue, dans un style très design.

Plus traditionnel, le bois ou les fers forgés autorisent tous les motifs.

– Les garde-corps maçonnés : il peut s’agir d’un simple muret plein surmonté ou non d’une main courante en bois, inox ou aluminium. Il peut aussi intégrer une jardinière dans son épaisseur lorsqu’il est constitué d’un double muret. Son inconvénient est qu’il est plein et masque la vue sur toute sa hauteur. Autre solution, la balustrade : composée de balustres plus ou moins larges et espacées, surmontées d’une main courante maçonnée, elle offre une esthétique plus aérée.

L’éclairage de la terrasse

 

Si sa fonction première est d’y voir clair la nuit tombée, l’éclairage permet aussi de mettre en valeur votre terrasse.

En Polynésie plus qu’ailleurs, cet espace aéré est un véritable lieu de vie qui joue tour à tour le rôle de salle à manger et de salon.

De manière générale, on préfèrera plusieurs sources lumineuses de faible intensité plutôt qu’une seule lumière puissante et aveuglante, qui de plus écrasera l’espace.

Pour le coin repas et le coin salon, un éclairage d’ambiance assuré par un ou plusieurs plafonniers complété par des sources diffuses que l’on répartira en périphérie, sur les végétaux alentours par exemple. Vous pouvez aussi créer de la couleur pour égailler vos repas en utilisant des bougies, des photophores ou des lampions aux teintes vives qui créeront des jeux de lumière sur vos murs et votre plafond. Si vous souhaitez lire sur votre terrasse, l’éclairage d’ambiance s’avèrera probablement insuffisant ; un lampadaire nomade que vous disposerez à proximité de votre siège apportera l’éclairage nécessaire à votre confort visuel.

Le mobilier et les accessoires de terrasse

 

→ Le mobilier

Pour les coins salon et repas de votre terrasse, le choix dans les matériaux ne manque pas :

– le bois : c’est un matériau qui s’adapte à tous les décors. Il est convivial et apporte une pointe d’exotisme à votre terrasse. Les essences exotiques (avec en tête l’incontournable teck), imputrescibles et résistantes, sont idéales en usage extérieur. Matériau en plein essor, le bambou offre une alternative moins coûteuse aux essences exotiques.

– la vannerie : les fibres végétales telles que l’osier ou le rotin autorisent les formes arrondies.

Léger, ce matériau donne des meubles faciles à déplacer. En contrepartie, ils ne conviennent pas aux terrasses exposées aux vents forts.

– les matières synthétiques : en résine moulée ou tressée façon rotin, ou en fibre de verre, les matières synthétiques résistent aux intempéries, sont faciles d’entretien et autorisent les formes les plus originales. Leur design résolument moderne, qui les destine autant aux espaces intérieurs qu’extérieurs remporte un énorme succès.

– les métaux : la durabilité et la solidité du fer forgé en font un matériau de choix pour le mobilier extérieur pour un look très authentique.

Sous notre climat, son principal ennemi reste l’humidité. On lui préfèrera donc une finition époxy qui lui offrira plus de résistance. Dans un look très contemporain, l’acier galvanisé et l’aluminium s’associent avec bonheur au bois ou au verre. Ils sont en outre résistants à la rouille et leur entretien est moins fastidieux.

– la toile : en coton ou synthétiques, tendues sur une structure en bois, bambou ou aluminium, les fauteuils et chaises en toiles offrent un confort appréciable et une grande facilité d’entretien. Pliables, légers, ils sont idéaux pour les petits espaces et peuvent aisément se déplacer de la terrasse à la piscine par exemple.

→ Les accessoires

– le hamac : il existe maintenant des hamacs en toiles synthétiques imputrescibles et dans de nombreux coloris sur un support en aluminium.

Plus besoin de tendre son hamac entre deux arbres ou deux poteaux et d’y prendre place en essayant de garder l’équilibre : ces hamacs très tendance offrent même deux places avec un appuis tête dans la même matière pour les après-midi de lecture où bon vous semble.
– la chaise longue : également destinée à se prélasser, elle a plutôt la faveur des amateurs de bronzage. Mais son siège offrant différentes inclinaisons, permet tout en profitant du soleil, de déguster son cocktail préféré, de se plonger dans son roman favori ou d’opter pour une sieste.

– Le parasol : dans toutes les tailles, formes et couleurs, les parasols représentent une solution économique pour profiter de son espace extérieur à l’abri du soleil. Aux modèles en plastique qui s’envolent au moindre coup de vent, préférez les modèles en toile de coton et structure en bois pour une démarche écologique et une esthétique passe-partout. Les structures métalliques ne s’intègrent pas dans tous les styles mais offrent l’avantage de supporter des toiles en acrylique, plus lourdes, mais bien plus rapides à sécher. Les modèles à bras déporté permettent d’avoir une vue plus dégagée, mais nécessitent un pied plus encombrant. On les réservera pour les grands espaces.

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